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Lapin Looper

L'atelier

Empiler des couches en direct

Pourquoi le Push remplace la pédale de looper, et ce que ça change quand une première mesure croche condamne tout le reste.

· 4 min

Le principe, et pourquoi il est dur

Le live looping tient en une phrase : on joue une mesure, elle se met à tourner, on en joue une autre par-dessus. Répéter jusqu'à ce que ça tienne debout.

Ce qui rend la chose difficile, c'est qu'il n'y a pas de deuxième chance à l'intérieur d'une prise. La première couche devient le métronome de toutes les suivantes. Si elle est légèrement en avance, tout ce qui s'empile dessus l'est aussi, et ça ne se répare pas après — ou alors ce n'est plus du looping, c'est du montage.

Ableton Live tient les boucles

Live garde chaque couche dans son propre clip et les fait tourner ensemble. Le tempo est fixé avant de commencer, ce qui permet aux couches de rester alignées entre elles quelle que soit la durée de la session.

Le Push plutôt qu'une pédale

La solution habituelle est une pédale de looper au sol. Le Push fait le même travail avec les pads, sous les doigts.

Ça a l'air d'un détail et ça n'en est pas un. Une pédale demande un pied, donc un appui, donc un déplacement du poids du corps au moment précis où il faudrait être immobile. Les pads se déclenchent d'une main qui quitte le manche une demi-seconde. Concrètement, on peut lancer une couche entre deux mesures au lieu d'attendre une fin de phrase — et ça change ce qu'on est capable d'écrire.

Ce qu'on entend dans un clip

Les couches entrent dans un ordre, et cet ordre est lisible sur la page de chaque clip. Guitare rythmique, puis basse, puis un arpège, puis une mélodie. Chacune a été jouée par-dessus les précédentes, en une fois.

Ce n'est pas une reconstitution : c'est l'ordre réel dans lequel la boucle s'est construite.