Aller au contenu
Lapin Looper

À propos

Une personne, plusieurs couches

Je m'appelle Vincent Cantin Bellemare et j'habite Montréal. Lapin Looper est mon projet solo : de la musique instrumentale faite de boucles que j'empile en direct.

Le principe est simple, et c'est ce qui le rend difficile. Je joue une première mesure à la guitare, elle se met à tourner. J'en joue une deuxième par-dessus, à la basse. Puis une troisième. Rien n'est écrit à l'avance, rien n'est recollé après coup : si la première couche est croche, tout ce qui vient ensuite l'est aussi. C'est la contrainte du live looping, et c'est aussi ce qui rend la chose intéressante à regarder.

Comment ça se fabrique

Ableton Live tient les boucles, un Push sert de tableau de bord. Je n'ai pas de pédale de looper au sol : tout passe par les pads, ce qui me laisse les deux mains sur l'instrument le plus longtemps possible.

La composition se fait au studio, en une prise ou en trente. Le tournage se fait ailleurs — un peu partout dans la région de Montréal, parce que le mur du salon a fait son temps.

Ma position sur l'intelligence artificielle

Elle tient en une phrase : l'IA fait le décor, jamais la musique.

Les images et les vidéos qui accompagnent les boucles sont générées. Les beffrois, les métiers à tisser, les terriers — tout ça sort d'un modèle, et je ne fais pas semblant du contraire. La musique, elle, est jouée à cent pour cent, avec mes doigts, avec les erreurs que ça implique. C'est pour ça qu'on voit les mains dans les clips : c'est la seule preuve qui vaille.

Je le dis une fois par texte quand c'est pertinent, et je n'en fais pas un débat.

Le lapin

Il est en laiton et en os, il ne cligne pas des yeux, et il n'est pas là pour être attachant. Une boucle est une machine obstinée : elle répète sans se lasser et ne décide jamais d'arrêter. Il fallait quelqu'un pour la faire tourner.

Où me trouver